QUELQUES CRITIQUES
des
PROFESSIONNELS FABULEUX !!!
Spectacle original.
A voir absolument !
Alycia et Tony sont très sympathiques en plus d'avoir BEAUCOUP BEAUCOUP DE TALENT.
Et les spectacteurs auront le PLAISIR DE PARTICIPER À CETTE SOIRÉE PAS COMME LES AUTRES !!! TATOUVU STARTER+
COQUIN D’CAF ’ CONC’ avec ALYCIA
et TONY TRAM
L’élégant pianiste jouotte de son instrument comme distraitement, en sourdine.
Du fond de la salle une voix gouailleuse interpelle ce charmant Raoul et rapataplan Rose est là. Dans sa robe corsetée rouge et violine au décolleté affriolant, avec sa volumineuse coiffure du début du siècle dernier, c’est une créature plus que pétulante. On comprend qu’on ne pourra plus quitter des yeux cette fougueuse beauté qui se lance avec un entrain ravageur dans Viens poupoule, Mon homme, Tel qu’il est…il me plait, le Fiacre ou Madame Arthur . Suivra une vingtaine d’airs que chantèrent Edith Piaf, Yvette Guilbert ou Arletty entre autres, mais écrits par des gens aussi célèbres et surtout talentueux que Sacha Guitry, Vincent Scotto, Maurice Yvain. On ne cherche même plus à savoir si on les reconnaît au passage tant on les adore déjà. Elle les transforme en sketches, s’adjoignant des accessoires d’époque joliment choisis. Ses minauderies sont autant de jolis pieds de nez faits aux vraies minaudeuses ; en parfaite rouée elle peut s’offrir des nunucheries de fausse nunuche. Le registre des personnages irrésistiblement féminins qu’elle aborde n’a pas vraiment de limites. Elle slalome entre ses voix multiples, de la plus acidulée à la plus râpeuse : celle de l’amadoueuse amadouée, de la femme qui s’étonne d’en pincer follement pour son jules, de la gourde qui répète les propos égrillards saisis au vol d’une conversation dont elle ne soupçonne ni la teneur ni les sous-entendus, et naturellement celle de la diva ou de la meneuse de revue qu’elle est, dont l’abattage laisse sur le flan . Le tandem Rose-Raoul fonctionne comme sur des roulettes ; elle le houspille, il est ravi, elle le prend à témoin, il opine du chef, elle l’invite à donner son avis, il le fait d’extrême bonne grâce l’accompagnant toujours avec un brio ébouriffant, l’air de ne pas y toucher. Bien sûr les hommes de cette Rose trop insinuante pour être honnête ne sont pas toujours des foudres d’amour. En leur taillant un fameux costard, la formule de l’ancien caf ’conc’ permettait à ses aînées de se défouler à l’évocation de leurs contre-performances. Cela émoustillait et faisait glousser les légitimes ou les régulières de ceux qui, pris pour cibles, étaient en train à leur table de se ruiner pour elles en champagne. Alycia qui s’en délecte visiblement ressuscite ce mini-monde, mais pas un instant elle ne verse dans une grivoiserie racoleuse. Comédienne et chanteuse au métier d’enfer, avec son parfait musicien de complice elle vous a confectionné un spectacle qu’on a envie de revoir avec des amis.
Marie ORDINIS le 14/02/07 à paraître dans MONDE et VIE mars 2007
Si l'on veut être un peu grincheux, on notera que le titre de ce spectacle,COQUIN D' CAF' CONC' n'est sans doute pas historiquement exact, puisque cette forme de spectacle est brutalement passée de mode à la fin de la première Guerre Mondiale. Donc, associer au caf' conc' le génial "Est-ce- que je te demande" que créa Dranem en 1925, ou "C'est toujours ça de pris" chanté par Marie Dubas en 1935, c'est comme classer Dany Brillant chez les yé-yé ou Vincent Delerm dans les cabarets de la rive gauche. Mais il faut admettre des parentés, des survivances, des permanences, et aussi que certaines oeuvres brouillent les pistes à plaisir: "Madame Arthur" et "Quand on vous aime comme ça" ont été créés en 1927 par Yvette Guilbert, dans un tour de chant du caf' conc' défunt...sur des textes de Paul de Kock datant des années 1830 !
Mais peu importe, au fond: le spectacle de la chanteuse ALYCIA et du pianiste TONY TRAM est une promenade dans un répertoire si délicieux que l'on ne se soucie guère de pureté historique. Ils ont la sagesse de se débarrasser très vite de "Viens Poupoule" et "Mon homme" pour effeuiller un songbook qui surprendra même les connaisseurs en coquineries Belle Epoque. L'égarement du curé d' "En nettoyant les carreaux", la métaphore vaillamment filée de "La pendule de mon voisin", les jeux de mots bêta de "Traitement de l'ouîe": en ce temps là, la "chose" est partout, mais avec tous les détours du monde. Et on bat des mains à ce déluge de doubles sens et d'allusions appuyées, portés avec une santé resplendissante par des interprètes d'une féroce gourmandise. La soirée est d'autant plus savoureuse qu'après le spectacle proprement dit, ALYCIA dirige un grand partage de chansons avec le public."
Bertrand DICALE pour LE FIGARO 27/02/07
Au programme, un siècle de chansons, façon Belle-Epoque. Un florilège de titres inénarrables et gaulois, du "P'tit Objet" de 1906 à "L'Ascenseur" de 1925, de la pendule de mon voisin" de 1887 à "Par le trou" de 1921, en passant par "Viens Poupoule" de 1898 et "J'y vas t'y, j'y vas t'y pas" de 1942, morceaux qui, on s'en doute, lorgnent invariablement sous la ceinture. Avec pétulance et brio, un duo sert ce répertoire fleuri: Alycia, en diva déssalée, et Tony Tram, au piano. Et comme l'annonce l'affiche, déjà deux ans de succès... SOPHIE BONNEL pour PARISCOPE 14/03/07
Coquin d'caf' Conc' à l'Essaïon –PARIS- Théâtre musical ...
L’Art de jouer avec les mots - les sous-entendus - le tout avec un grand talent ...www.billetreduc.com
Rose est en retard, « Vous connaissez les femmes … » soupire Raoul, son pianiste de mari, en jouant distraitement.
C’est alors que dans un tourbillon rouge et violet de taffetas et de plumes, Rose fait son entrée.
A partir de cet instant, la complicité entre TONY TRAM, dans le rôle du pianiste et d’ALYCIA dans le rôle de la chanteuse va nous faire passer de l’émotion au sourire et du sourire au rire, en chansons.
Nous connaissons tous ces refrains coquins qui font partie de notre héritage culturel, mais repris par une ALYCIA pleine de gouaille et de charme qui, maîtrisant son Art à merveille, incarne toutes les femmes, de la plus stupide à la plus maligne, de la plus candide à la plus délurée,
c’est un régal !!
ALYCIA en fait voir de toutes les couleurs au talentueux TONY, taquine les Messieurs dans la salle, joue la complicité avec les Dames et finalement nous embarque tous dans sa bulle de champagne !
La salle rougit, chante, rit et en redemande. Encore, encore …
Isabelle CASSART 3/04/07 VLB